Une marche de soutien au dialogue national et au changement de la Constitution s’est tenue ce samedi 19 septembre 2026 à Kisangani, dans la province de la Tshopo, en pleine riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola.
La mobilisation, qui a réuni une foule importante venue de plusieurs quartiers de la ville, intervient quelques jours seulement après l’interdiction d’une autre marche pour des raisons sanitaires.
En effet, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, avait interdit la marche de la Coalition Article 64 (C64), prévue le 15 septembre, en invoquant notamment la nécessité de limiter les rassemblements et les contacts rapprochés susceptibles de favoriser la propagation du virus Ebola.
Dans son communiqué du 13 septembre, l’autorité provinciale avait également instruit les autorités administratives et les services de sécurité de veiller au respect de cette mesure.
Quelques jours plus tard, une nouvelle marche a pourtant été organisée à Kisangani à l’initiative de Christian Ilunga Mutombo et de l’Alliance des Démocrates Socialistes Congolais (ADESCO).
le cortège est parti du rond-point de la 15e avenue, dans la commune de la Tshopo, avant de se diriger vers le Gouvernorat puis la Place de la Poste.
Les participants ont notamment affiché des messages favorables au dialogue national et au changement de la Constitution.
Les organisateurs avaient annoncé des mesures de prévention contre Ebola, notamment l’utilisation de produits désinfectants et de masques.
Mais la tenue de cette mobilisation, alors que la marche de la C64 avait été interdite quelques jours auparavant pour des raisons sanitaires, soulève désormais la question d’un éventuel « deux poids, deux mesures » dans l’application des restrictions liées aux rassemblements.
La différence de traitement entre les deux mobilisations mérite ainsi d’être expliquée par les autorités provinciales et les organisateurs.
Dans une province confrontée à l’épidémie d’Ebola, la clarification du statut de cette nouvelle marche, de son éventuelle autorisation et des conditions sanitaires qui l’ont accompagnée apparaît donc nécessaire.
Il s’agit notamment de comprendre si les restrictions concernant les rassemblements de masse sont toujours en vigueur et, dans l’affirmative, selon quels critères certaines mobilisations peuvent être autorisées tandis que d’autres sont interdites.