La tension continue de secouer la Génération Doudou Fwamba dans la province de la Tshopo après l’arrestation, ce mardi matin, de deux membres cofondateurs de cette structure de soutien politique et citoyen, Julien Alitamay et Jean Luc.
Selon plusieurs sources proches du mouvement, les deux hommes ont été interpellés par des agents du parquet près le Tribunal de grande instance dans un contexte marqué par des divergences internes autour de la coordination assurée par Lucien Kalonda.
Avant leur arrestation, Julien Alitamay et d’autres membres contestataires avaient publiquement dénoncé ce qu’ils considèrent comme des actes d’intimidation et de pression contre certains cofondateurs de la plateforme.
Ils reprochaient notamment à certains responsables du mouvement de vouloir marginaliser plusieurs membres historiques engagés depuis la création de cette structure.
Malgré ces tensions internes, les deux cofondateurs ont tenu à réaffirmer leur attachement à la vision portée par l’excellence Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi. Dans leurs différentes prises de parole, ils ont insisté sur le fait que leur engagement au sein de la Génération Doudou Fwamba repose avant tout sur une conviction personnelle et un idéal de développement pour la province de la Tshopo.
« Nous avons soutenu l’excellence Doudou Fwamba par conviction et non pour des intérêts personnels », ont-ils déclaré, tout en implorant sa grâce et son implication afin de favoriser l’apaisement et le retour du dialogue entre les différentes sensibilités du mouvement.
Des proches des personnes arrêtées affirment également que le climat au sein de la plateforme s’est fortement détérioré ces dernières semaines après la contestation ouverte de la coordination actuelle. Plusieurs membres évoquent des menaces et des pressions devenues préoccupantes.
Des sources concordantes renseignent par ailleurs que Julien Alitamay aurait déjà fait l’objet de précédentes interpellations par des individus présentés comme des agents non identifiés, une situation qui avait suscité de nombreuses inquiétudes au sein de leurs proches et sympathisants.
À Kisangani, cette affaire continue de faire réagir l’opinion publique.
Plusieurs observateurs appellent désormais à la retenue, au dialogue et à l’unité afin d’éviter une aggravation des tensions au sein de cette plateforme de soutien politique.

