À Kisangani, une vive polémique éclate autour d’une présumée spoliation d’un terrain appartenant à l’État, situé non loin de Aéroport de simi simi, sur l’axe menant vers Météo.
Selon plusieurs acteurs de la société civile, plus de quatre mètres d’espace relevant du domaine public auraient été illégalement occupés à la suite d’une complicité présumée impliquant le conservateur des titres immobiliers de Kisangani/Nord, le chef de division du cadastre ainsi que le directeur provincial du GUPEC.
Les dénonciateurs accusent ces cadres de l’administration publique de s’être associés dans une opération visant à spolier ce terrain de l’État au profit d’intérêts privés. Une clôture érigée sur le site est aujourd’hui au centre de la controverse et suscite l’indignation des habitants de la zone.
Face à cette situation, la société civile appelle le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, à se saisir urgemment du dossier afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
« Nous demandons au gouverneur de province d’ordonner immédiatement la démolition de cette clôture et de sanctionner sévèrement tous les commanditaires de cet acte », ont déclaré les représentants de la société civile.
Ces derniers affirment avoir accordé un ultimatum de 72 heures à l’autorité provinciale pour prendre des mesures concrètes.
Ils estiment que le silence des autorités face à cette affaire pourrait favoriser l’impunité et encourager la spoliation des biens publics dans la ville de Kisangani.
La société civile insiste également sur la nécessité d’ouvrir une enquête indépendante afin d’identifier toutes les personnes impliquées dans ce dossier jugé sensible.

