14 septembre 2026
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L’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de tentative persistante d’occupation irrégulière de sa concession privée située à Lula, à environ 7 kilomètres de la rive gauche, dans la province de la Tshopo.

Dans une dénonciation rendue publique, cet établissement public à caractère scientifique et technique, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, affirme que certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient investi une partie de ce domaine agricole dans le but d’y installer durablement des infrastructures destinées à l’hébergement de militaires blessés de guerre.

Selon les responsables de l’ONAPAC, cette concession couvre une superficie estimée à 2 300 hectares et comprend plusieurs plantations agricoles stratégiques, notamment des hévéas en production, des caféiers, des cacaoyers, des palmiers à huile ainsi que des étangs piscicoles.

L’établissement considère cette occupation comme une menace sérieuse pour la continuité de ses activités agricoles et scientifiques.

Des sources locales rapportent également que des ressortissants chinois auraient été conduits sur le site le vendredi 15 mai 2026 afin d’entreprendre des travaux de réhabilitation des habitations des ouvriers de l’ONAPAC, sans consultation préalable ni autorisation officielle de la direction de l’établissement.

Face à cette situation, l’ONAPAC rappelle que toute procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique doit impérativement respecter les dispositions légales en vigueur.

L’établissement souligne notamment qu’une telle démarche nécessite une décision administrative motivée, une procédure régulière ainsi qu’une indemnisation juste et préalable du propriétaire concerné.

« Aucune de ces exigences légales n’a été respectée », déplore l’ONAPAC, qui estime que cette tentative d’occupation constitue une violation des droits de propriété de l’établissement.

L’institution exprime également des inquiétudes sur les conséquences sécuritaires, psychologiques et professionnelles qu’une cohabitation forcée pourrait engendrer entre ses agents et des militaires blessés de guerre nécessitant un encadrement spécialisé.

L’ONAPAC insiste enfin sur l’importance économique de cette concession agricole pour la province de la Tshopo et pour le secteur agricole national, particulièrement dans les filières de l’hévéa, du café et du cacao.

Au regard de cette situation, la direction de l’ONAPAC appelle l’autorité provinciale à intervenir rapidement afin de mettre fin à toute tentative d’occupation irrégulière de la concession de Lula et invite les responsables concernés à privilégier les voies légales et le dialogue institutionnel avec la Direction générale de l’établissement.

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