La société civile La Voix du Peuple hausse le ton face à ce qu’elle qualifie de « traitement léger et complaisant » des dossiers de spoliation des terrains de l’État dans la province de la Tshopo.
Dans une déclaration rendue publique ce week-end, ce mouvement citoyen dirigé par son coordonnateur national, Ir Bernardin N’singa Yangambi, affirme avoir mené depuis le mois de janvier plusieurs enquêtes « sérieuses et indépendantes » au sein des services fonciers de la province.
Selon cette structure citoyenne, les conclusions de ces investigations révèlent de nombreux cas présumés de spoliation des propriétés de l’État impliquant certains responsables administratifs et fonciers de la province. Le mouvement accuse notamment le conservateur des titres immobiliers, Serge Kiowa, d’être au centre de plusieurs dossiers controversés liés à l’attribution irrégulière des terrains publics ainsi qu’au détournement présumé des taxes liées aux mutations et à la délivrance des certificats d’enregistrement.
La Voix du Peuple soutient également que le même responsable, en complicité présumée avec certains cadres de services publics, aurait participé à la spoliation de plusieurs biens appartenant à l’État congolais.
Parmi les cas évoqués, le mouvement citoyen cite un dossier datant du mois de mai 2026, dans lequel un titre de propriété aurait été délivré sur un espace estimé à plus de quatre mètres appartenant à l’État, dans la zone de Météo à Kisangani.
L’organisation dénonce aussi une supposée modification de la superficie de l’ancienne adresse du gouvernorat provincial de la Tshopo, opération qui viserait, selon elle, à faciliter la spoliation d’une partie de ce patrimoine public avec la complicité présumée de certains agents du gouvernorat provincial.
Face à cette situation, plusieurs questions sont soulevées au sein de l’opinion publique.
« Pourquoi les autorités provinciales et nationales gardent-elles le silence face à ces dossiers ? », s’interroge le mouvement citoyen.
Tout en appelant les autorités judiciaires à se saisir urgemment de ces affaires, La Voix du Peuple exige l’ouverture d’enquêtes transparentes et indépendantes afin d’établir les responsabilités.
« Nous exigeons une justice équitable pour protéger les biens de l’État et sanctionner tous les auteurs de ces pratiques », a conclu la coordination du mouvement citoyen.

