Le Collectif des docteurs à thèse non mécanisés de l’Université de Kisangani (UNIKIS) a sollicité l’accompagnement du président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, le Dr Mateus Kanga Londimo, afin de porter son plaidoyer auprès des autorités nationales pour la régularisation de sa situation administrative et financière.
Conduite par le Dr Zéphyrin Mapesa Lingama, la délégation a exposé les difficultés auxquelles sont confrontés ces scientifiques, notamment en matière de mécanisation et de prise en charge de la prime institutionnelle. Le collectif a particulièrement exprimé ses inquiétudes concernant la note de service du Secrétariat général à l’Enseignement supérieur et universitaire du 23 octobre 2026, qui conditionne, à partir du premier trimestre 2027, la mécanisation des docteurs à thèse à la détention préalable d’un arrêté ministériel de nomination au grade de professeur associé.
Pour les membres du collectif, cette disposition pose problème, dans la mesure où la nomination à un grade académique et le bénéfice de la prime institutionnelle constituent deux questions distinctes. Ils réclament ainsi le respect des engagements gouvernementaux contenus dans l’Accord de Bihwa de 2002 ainsi que dans l’addendum au protocole d’accord du 14 septembre 2024.
Sensible à leurs préoccupations, le Dr Mateus Kanga Londimo a pris l’engagement de transmettre leur plaidoyer aux autorités nationales compétentes, dans l’espoir de contribuer à une issue favorable à leurs revendications.
À travers cette démarche, les docteurs à thèse non mécanisés de l’UNIKIS plaident notamment pour l’accélération du processus de mécanisation, la prise en charge de la prime institutionnelle, le respect des engagements gouvernementaux ainsi que la transparence et l’équité dans la répartition des quotas de mécanisation.
Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle voie de dialogue institutionnel pour ces scientifiques, qui comptent sur l’implication des autorités provinciales afin que leurs préoccupations trouvent une réponse au niveau national.