En vacances parlementaires, le député provincial Héritier Likaka Balombo, élu d’Isangi, a effectué samedi 5 septembre une mission de terrain sur l’axe Yelenge–Yangambi–Isangi. Objectif : constater les difficultés de circulation et les plaintes liées à la multiplication des barrières routières et aux perceptions d’argent dénoncées par les usagers.
Sur le terrain, l’élu provincial dit avoir constaté plusieurs points de contrôle entre Yelenge et Yangambi.
Selon les témoignages recueillis, certains usagers seraient contraints de payer des sommes allant de 2 000 à 5 000 francs congolais, notamment lorsqu’ils ne disposent pas de documents d’identification.
Héritier Likaka précise cependant que sa démarche ne vise pas à supprimer les barrières nécessaires à la sécurité.
Il demande plutôt que seuls les points de contrôle justifiés soient maintenus et que les perceptions non autorisées cessent.
« Nous ne sommes pas là pour venir casser des barrières.
Mais au contraire, nous sommes là pour respecter les lois de la République », a-t-il déclaré.
Le député affirme également avoir transmis aux autorités compétentes des éléments recueillis sur le terrain, notamment des audios et des vidéos, afin de permettre aux services concernés de vérifier les faits dénoncés.
L’élu interpelle le gouvernement provincial
Au-delà des constats de terrain, Héritier Likaka interpelle directement le gouvernement provincial sur le cadre légal régissant les barrières dans la Tshopo.
Il affirme qu’un édit provincial sur les modalités d’installation et de fonctionnement des barrières, adopté par l’Assemblée provinciale, n’aurait toujours pas été promulgué.
L’élu appelle ainsi le gouverneur de province à accélérer la promulgation de ce texte afin de clarifier les responsabilités des différents services et de déterminer les barrières réellement nécessaires.
La mission devrait se poursuivre sur l’axe vers Yangambi, notamment au PK21, à Yatumbu et au PK26, où d’autres points de contrôle ont été signalés.
La population attend des actes
Cette démarche remet au centre du débat la question de la circulation des personnes et des biens sur les axes de la Tshopo. Pour Héritier Likaka, la sécurité doit être assurée dans le respect de la loi et ne peut justifier des perceptions arbitraires auprès des citoyens.
Désormais, les regards sont tournés vers le gouvernement provincial : entre multiplication des barrières, plaintes de la population et nécessité de préserver la sécurité, l’enjeu est de passer des dénonciations aux décisions concrètes.
La population d’Isangi attend surtout une réponse claire : quelles barrières sont légalement autorisées et quelles mesures seront prises contre les perceptions illégales ?