14 septembre 2026
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L’Union des Syndicats du Congo (USC), à travers son comité de base syndical de la Coordination provinciale de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat (EDD-NEC) de la Tshopo, s’oppose à la mesure de suspension préventive visant le coordonnateur provincial, Félicien Malu Lisambola.

Dans une correspondance datée du 24 août 2026 et adressée à la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, l’USC/Tshopo dit avoir pris connaissance de la correspondance portant suspension préventive et notification du procès-verbal d’ouverture d’une action disciplinaire à l’encontre du coordonnateur provincial.

Le syndicat conteste la procédure
L’USC estime que la procédure engagée présente plusieurs irrégularités.

Elle dénonce notamment la divulgation publique de la notification de suspension et du procès-verbal d’ouverture de l’action disciplinaire sur les réseaux sociaux, avant même leur réception formelle par l’intéressé.

Pour le syndicat, cette diffusion serait susceptible de porter atteinte à la présomption d’innocence ainsi qu’à l’honneur et à la dignité de l’agent public concerné.

La correspondance évoque également une erreur matérielle concernant la résidence administrative du coordonnateur provincial, présenté comme résidant à Kinshasa-Gombe alors qu’il exerce ses fonctions à Kisangani.

L’USC conteste également la désignation d’un intérimaire à la tête de la Coordination provinciale.

Selon le document, le responsable désigné serait un chef de bureau dont le syndicat remet en question l’assiduité et la régularité dans l’exercice de ses fonctions.

Le syndicat considère cette désignation comme juridiquement contestable.

Des accusations d’insubordination contestées
Sur le fond, l’USC rejette également le grief d’insubordination retenu contre Félicien Malu Lisambola.

Le syndicat estime que la correspondance adressée par le coordonnateur provincial à sa hiérarchie, concernant notamment l’application d’une circulaire provinciale, ne saurait être assimilée à un acte d’insubordination.

La structure syndicale invoque notamment les dispositions constitutionnelles et légales relatives à l’obligation pour tout agent public de respecter la légalité.

Elle soutient ainsi que le coordonnateur provincial aurait agi dans le cadre de ses responsabilités administratives.

L’USC conteste par ailleurs certaines accusations contenues dans le dossier disciplinaire, notamment celles relatives à une prétendue mauvaise gestion, à des détournements de frais ou encore à des problèmes liés à la gestion du matériel et des ressources de la Coordination provinciale.

Le syndicat estime que certaines conclusions ne permettraient pas, selon lui, d’établir clairement la responsabilité personnelle du coordonnateur provincial.

Le dossier de la Boucle de la Tshopo également évoqué

La correspondance syndicale aborde aussi le dossier relatif au lotissement de la Boucle de la Tshopo.

L’USC affirme que les pièces administratives en sa possession ne permettraient pas d’établir une faute personnelle de gestion ou une initiative non autorisée imputable au coordonnateur provincial.

Cette question intervient dans un contexte plus large de préoccupations autour de la protection des espaces forestiers de la province.

Dans une autre correspondance jointe au dossier, la Coordination provinciale de l’Environnement alerte notamment les autorités sur la situation de la réserve forestière de la Boucle de la Tshopo, créée comme aire protégée en 1943 et présentée comme couvrant une superficie de 400 hectares.

Le document fait état de préoccupations liées à des pressions et menaces qui pèseraient sur cette réserve, ainsi que de soupçons d’occupations ou d’exploitations incompatibles avec son statut de protection.

Ces éléments sont présentés dans la correspondance comme des sujets nécessitant l’attention des autorités compétentes.

Trois principales revendications
Face à cette situation, l’USC/Tshopo formule trois principales demandes à l’autorité nationale compétente.

La première consiste en la levée immédiate de la suspension préventive et au rétablissement de Félicien Malu Lisambola dans ses fonctions et ses droits de coordonnateur provincial.

La deuxième demande porte sur l’annulation de la désignation du chef de bureau appelé à assurer l’intérim, avec la proposition de désigner, en cas de nécessité, un responsable régulier, assidu et qui ne serait pas impliqué dans des conflits d’intérêts.

Enfin, le syndicat sollicite l’envoi urgent à Kisangani d’une mission d’inspection et de vérification impartiale, afin d’établir objectivement l’état des services et les responsabilités de chaque partie.

L’USC dit privilégier le dialogue et le respect des textes légaux pour parvenir à une issue favorable.

Toutefois, elle prévient qu’elle se réserve le droit de recourir aux voies de droit et aux actions syndicales prévues par la législation congolaise si ses revendications ne trouvent pas une suite qu’elle juge équitable.

Cette prise de position syndicale place désormais les autorités compétentes devant la nécessité de clarifier les griefs reprochés au coordonnateur provincial et de se prononcer sur les différentes contestations soulevées par l’USC/Tshopo.

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