15 septembre 2026
881384
Partager

Le chef de bureau chargé des études et de la planification à la Division provinciale de l’Habitat de la Tshopo, M. Victor, alerte sur ce qu’il qualifie de violations de l’arrêté du 10 novembre 2025 portant désaffectation et approbation de la polygonale d’une portion de terre située dans la commune Makiso, à Kisangani.


Selon les déclarations de ce responsable, la situation serait liée aux interventions de l’ACOPRIM, qui aurait commencé à percevoir de l’argent auprès de certains citoyens sans, selon lui, tenir compte de ses attributions légales.


Toujours d’après M. Victor, l’ACOPRIM délivrerait également à des tierces personnes des espaces destinés à la construction de bâtiments modernes, notamment pour des occupations ou constructions temporaires.

Une situation qui soulève, selon lui, plusieurs interrogations sur la base juridique de ces opérations.


Le chef de bureau souhaite notamment savoir sur quel texte légal l’ACOPRIM fonde ses interventions, ainsi que la destination des sommes perçues auprès des citoyens.

Il s’interroge également sur la question de savoir si cette structure dispose désormais de la qualité de service d’assiette de la province.
Au-delà de la question financière, M. Victor pose également la question de la compétence administrative dans la gestion des espaces appartenant à l’État.

Il estime nécessaire de clarifier les rôles respectifs de la Division provinciale de l’Habitat et de l’ACOPRIM afin d’éviter toute confusion dans l’administration et la gestion du patrimoine foncier public.


Dans ses déclarations, le chef de bureau met également en cause le ministre provincial de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Affaires foncières, Zerekpe Olimbo Nicolas, ainsi que son directeur de cabinet, Maître Liotho Mbula, qu’il accuse d’être à la base des tensions actuelles entre la Division provinciale de l’Habitat et l’ACOPRIM.

Ces accusations, formulées par M. Victor, appellent toutefois les intéressés à apporter leur propre version des faits.


Selon la même source, un communiqué du ministre provincial zerekpe aurait été signé, autorisant des agents et cadres de l’ACOPRIM à intervenir auprès des citoyens et à leur réclamer des paiements. Pour M. Victor, ces pratiques nécessitent une clarification urgente afin de déterminer la légalité des actes posés et les compétences réelles de chaque structure.


Face à cette situation, le chef de bureau appelle le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, ainsi que la haute hiérarchie du ministère national de l’Urbanisme et de l’Habitat, à se saisir du dossier.


Son objectif, dit-il, est de voir les autorités compétentes rétablir l’ordre et la clarté dans la gestion administrative des espaces de l’État, tout en mettant fin aux tensions qui opposent actuellement les différents services concernés.


La question centrale demeure donc celle de la compétence légale de chaque structure dans la gestion des espaces de l’État et de la régularité des sommes éventuellement perçues auprès des citoyens.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur lamerveilleinfos.com

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture