14 septembre 2026
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Kinshasa,Face au recours fréquent à l’expertise étrangère dans la réalisation de nombreux projets publics et privés, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi propose une réforme législative destinée à mieux protéger et promouvoir les compétences nationales.

Son initiative, actuellement en examen dans le circuit législatif, ambitionne de faire de l’expertise congolaise un levier central du développement économique du pays.

Selon l’exposé des motifs de cette proposition de loi, la République démocratique du Congo dispose d’un important réservoir de talents, d’experts, de techniciens et d’artisans dont les compétences restent insuffisamment exploitées.

Cette situation prive le pays d’importantes opportunités de création d’emplois, de transfert de connaissances et de valorisation du savoir-faire local.

Le premier chapitre du texte fixe les principes fondamentaux de cette réforme.

L’un des objectifs majeurs est de renforcer la souveraineté économique du pays à travers la protection, la formalisation et la certification des compétences nationales. Le texte prévoit également d’encourager le recours prioritaire à l’expertise congolaise dans les secteurs public et privé.

Contrairement à certaines interprétations, cette proposition de loi ne vise pas à remplacer les mécanismes existants liés aux marchés publics, à la sous-traitance ou au contenu local.

Elle se présente plutôt comme un dispositif complémentaire destiné à encadrer spécifiquement les prestations intellectuelles, techniques et artisanales.

Le sénateur Bamanisa met également l’accent sur le rapprochement entre la formation et les besoins réels du marché de l’emploi.

La réforme entend favoriser une meilleure adéquation entre les programmes de formation et les exigences du développement national, afin de renforcer l’employabilité des jeunes Congolais.

Autre innovation importante : la valorisation de la transmission des connaissances.

La proposition de loi encourage le mentorat et le tutorat en impliquant les professionnels expérimentés ainsi que les retraités dans l’accompagnement des nouvelles générations.

Le champ d’application du texte est vaste.

Il couvre notamment les prestations intellectuelles et scientifiques, les expertises techniques, les métiers professionnels ainsi que l’artisanat.

Afin d’éviter toute ambiguïté dans son application, plusieurs notions clés y sont clairement définies, notamment la préférence nationale, la certification des compétences et le Guichet de l’Expertise.

À travers cette initiative, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi entend créer un cadre légal capable de faire de l’expertise congolaise un véritable moteur de croissance, de compétitivité et de développement durable pour la République démocratique du Congo.

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