Les conseillers communaux de la commune de Tshopo se sont réunis en séance plénière ce lundi 25 mai 2026 dans la grande salle communale, afin d’examiner les rapports parlementaires présentés par les élus locaux sur les réalités vécues par la population dans leurs bases respectives.
Les travaux ont été dirigés par le président du conseil communal, Fennec Monye, en présence des différents conseillers communaux venus exposer les préoccupations majeures des habitants ainsi que les difficultés auxquelles font face plusieurs quartiers de la commune.
Au cours de cette séance, chaque conseiller communal a procédé à la lecture de son rapport parlementaire, suivie d’échanges et de débats entre élus afin d’analyser les situations évoquées et de formuler des recommandations en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.
Parmi les interventions ayant particulièrement retenu l’attention figure celle de l’honorable Jordan Senga Omari.
À l’issue d’une descente parlementaire menée entre janvier et mars 2026 dans les quartiers Zoo, Kapalata et Mbilinga, l’élu a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire, sociale et infrastructurelle dans cette partie de la commune.
Sur le plan sécuritaire, Jordan Senga Omari a dénoncé l’insuffisance des effectifs policiers sur l’axe reliant le Pont Tshopo au PK15, qualifié de « zone rouge » en raison des nombreux cas d’insécurité qui y sont enregistrés.
Selon lui, seuls cinq policiers seraient affectés dans cette zone malgré l’ampleur des défis sécuritaires. L’élu a également fustigé certaines tracasseries routières attribuées à des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
Concernant les infrastructures, le conseiller communal a déploré l’état de dégradation avancée de la Route nationale numéro 4 (RN4), ainsi que l’absence d’éclairage public dans plusieurs quartiers, une situation qui favoriserait l’insécurité pendant les heures nocturnes. Il estime par ailleurs que les quartiers Zoo, Kapalata et Mbilinga demeurent marginalisés dans les politiques publiques de développement.
Le rapport parlementaire présenté par l’élu évoque également plusieurs difficultés sociales et sanitaires, notamment la faible desserte en eau potable par la REGIDESO ainsi que les problèmes récurrents d’accès à l’électricité.
Jordan Senga Omari a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation contre le virus Ebola afin de prévenir tout risque de propagation dans la commune.
Sur le plan économique, l’honorable Jordan Senga Omari a dénoncé des cas présumés de ventes anarchiques et illégales de terrains dans certains quartiers, ainsi que l’installation jugée irrégulière du marché PK5, exposant les commerçants à divers risques liés à l’insécurité et au manque d’aménagement adéquat.
Le conseiller communal a enfin relevé plusieurs dysfonctionnements administratifs, notamment l’absence de reconnaissance officielle de certains cadres locaux. Il a cité le cas du Secrétaire du quartier Kapalata, Papa Stani, qui exercerait ses fonctions depuis plusieurs années sans notification officielle. Certains agents locaux travailleraient également sans rémunération régulière.
Après examen et débats, le rapport parlementaire présenté par l’honorable Jordan Senga Omari a été déclaré recevable par l’ensemble des conseillers communaux.
En clôturant les travaux, les élus de la commune de Tshopo ont réaffirmé leur volonté de demeurer à l’écoute de la population et de transmettre les préoccupations des habitants auprès des autorités compétentes, dans l’espoir d’obtenir des solutions concrètes susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des citoyens.