À Kisangani, le débat autour de la gestion des espaces publics de l’État continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion publique. Le conservateur des titres immobiliers de Kisangani-Nord est une nouvelle fois cité dans plusieurs dossiers présumés de spoliation foncière, sans qu’aucune sanction officielle ne soit jusque-là annoncée.
Selon plusieurs acteurs de la société civile, des enquêtes auraient déjà été menées par différentes instances, notamment le gouvernement provincial, le secrétariat général ainsi que d’autres services administratifs compétents. Ces investigations évoqueraient des cas de spoliation de terrains appartenant à l’État dans plusieurs coins de la ville.
Sur le terrain, une question revient avec insistance : le conservateur bénéficierait-il d’une protection de certaines autorités provinciales ou de relais politico-administratifs basés à Kinshasa ? Pour plusieurs observateurs, l’absence de mesures concrètes malgré les dénonciations répétées nourrit les soupçons d’impunité dans la gestion foncière.
Des structures citoyennes dénoncent également un système de « réseaux organisés » impliquant certains services fonciers et administratifs dans des opérations d’appropriation illégale des biens publics.
Parmi les lanceurs d’alerte engagés sur cette question figure Bernardin N’singa Yangambi, qui réclame que justice soit faite dans ce dossier.
Celui-ci appelle les autorités nationales et provinciales à ouvrir des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et protéger les espaces appartenant à l’État.