
La ville de Kisangani est sous le choc après un acte de profanation perpétré il y a quelques jours au cimetière des victimes de la guerre de six jours, situé dans la commune de Mangobo. Des jeunes identifiés comme habitants de cette municipalité ont vandalisé ce lieu historique de recueillement, provoquant l’indignation de la population et des organisations de la société civile.
Face à cette situation jugée grave et inacceptable, la femme leader Furaha Amel s’est rendue ce samedi sur le site du mémorial, accompagnée de plusieurs cadres de la société civile ainsi que des proches des victimes. Ensemble, ils ont dénoncé avec fermeté cet acte qu’ils considèrent comme une atteinte à la mémoire des disparus et à la dignité collective.
Prenant la parole sur place, Furaha Amel a exprimé sa profonde indignation devant ce qu’elle qualifie de manque de respect envers les victimes de la guerre de six jours. Elle a lancé un appel pressant aux autorités compétentes afin de renforcer la sécurité autour du site pour empêcher toute nouvelle profanation.
« La mémoire des victimes mérite une protection absolue. Ce lieu doit être respecté par tous », a-t-elle déclaré devant les participants réunis pour l’occasion.
Dans une ambiance empreinte d’émotion, un rituel symbolique a également été organisé afin de demander pardon aux esprits des personnes reposant sur ce site. Des prières ont été élevées pour la paix, la dignité des défunts et la préservation de ce patrimoine mémoriel.
Les membres de la société civile présents ont rappelé que ce cimetière représente un patrimoine collectif et historique pour la ville de Kisangani. Ils exigent des mesures concrètes contre les auteurs de ces actes et appellent les autorités provinciales à agir rapidement.
Alors que l’émotion reste vive au sein de la population, la sécurisation du mémorial apparaît désormais comme une urgence pour préserver la mémoire des victimes et éviter que de tels incidents ne se reproduisent.