Tshopo : Emmanuel Boselo dénonce un arrêté de lotissement dans une aire protégée

Le coordonnateur national de la structure Jeunes conscients de la Tshopo, Emmanuel Boselo, dénonce avec fermeté un arrêté provincial autorisant le lotissement d’une zone pourtant considérée comme aire protégée dans la province de la Tshopo.

Dans une déclaration publique, il qualifie cette décision de « grave dérive environnementale » et alerte sur ce qu’il considère comme une menace directe contre l’équilibre écologique de la région.

Selon lui, la zone concernée, connue sous le nom de « boucle de la Tshopo », remplit des fonctions écologiques essentielles. Elle contribuerait notamment à la régulation climatique locale, à la protection des sols contre l’érosion autour des infrastructures hydroélectriques, ainsi qu’à la préservation de la qualité des eaux de la rivière Tshopo, exploitées par la REGIDESO pour l’alimentation en eau potable des populations.

« On ne peut pas, au nom du lotissement, sacrifier une zone qui joue un rôle vital pour la survie environnementale et sanitaire des populations », déclare Emmanuel Boselo, qui estime que cette décision ignore les enjeux environnementaux majeurs de l’époque.

La société civile s’interroge également sur la légalité de cet arrêté provincial, dans un contexte où des dispositifs réglementaires antérieurs auraient déjà encadré la protection de cette zone. Plusieurs voix soulèvent la question de la hiérarchie des normes et de la compatibilité de cette décision avec les engagements environnementaux nationaux et internationaux.

Cette controverse intervient dans un contexte où les questions climatiques occupent une place croissante dans le débat public en République démocratique du Congo, sous l’impulsion des autorités nationales, notamment le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Emmanuel Boselo appelle les autorités centrales à intervenir en urgence pour faire annuler cet arrêté qu’il juge « contraire à l’intérêt général et à la protection de l’environnement ».

À ce stade, les autorités provinciales de la Tshopo n’ont pas encore réagi à ces accusations.

Rédaction

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