
Le coordonnateur national du mouvement citoyen La Voix du Peuple, l’ingénieur Bernardin Yangambi, a dénoncé le silence des députés nationaux et provinciaux de la Tshopo face à la spoliation des biens de l’État dans la ville de Kisangani.
Dans une déclaration rendue publique, il met en cause certains agents et cadres des services des Affaires foncières, qu’il accuse d’être impliqués dans l’appropriation illégale de parcelles appartenant au patrimoine public.
Selon lui, les résultats des enquêtes sur ces faits ont été déposés depuis environ deux mois auprès de plusieurs institutions, notamment le gouvernement provincial, l’Assemblée provinciale, le caucus des députés nationaux ainsi que certains sénateurs.
Bernardin Yangambi affirme qu’à ce jour, aucune suite concrète n’a été donnée à ces rapports, dénonçant un silence prolongé des autorités concernées face à la gravité des faits rapportés.
Face à cette situation, il annonce son intention de saisir les juridictions compétentes afin d’obtenir la restitution des biens de l’État et l’ouverture de poursuites judiciaires contre les personnes impliquées.
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la gouvernance foncière à Kisangani, régulièrement confrontée à des cas présumés de spoliation de terres publiques.
Rédaction